31 March 2016

Jean-Pierre Coffe, a clever clown

One of the funniest, smartest, and most influential men in France died on Tuesday. His name was Jean-Pierre Coffe, and he was a television personality, a comedian, a cook, a prolific author, and a major force in the world of French cooking and gastronomy. He was 78 years old.

Coffe's comic schtick was to use gros mots (plain, sometimes crude language) for comic effect and shock value in calling the public's attention to how the French diet is changing, and not for the better. He was famous for the derision he heaped on junk food and on people who don't understand that younger generations in France need to be taught by example what good, healthy food is all about. Of bad food products or cooking methods, he would say, simply, C'est de la merde ! And of famous people he disdained (including ex-president Nicolas Sarkozy): C'est un con ! or C'est minable ! Everybody would laugh, but they knew he was serious.

Photo credit: Kenzo Tribouillard / AFP - Radio France Internationale

In a way, Coffe (pronounced in one syllable, something between "cuff" or "cough") was the Coluche of his time. (If you don't know who Coluche was, sorry...) He affected the look and style of a clown, but there was a fine brain lurking inside his bald head, behind his outlandish round eyeglasses. Actually, he looked a little like Mr. Magoo, of cartoon fame. He was what is called a bon vivant, as well as a grande gueule (a loudmouth, in the best sense of the term). Here are some clips of his television appearances and performances:



Coffe was a major influence on (and — my impression — a kind of father figure to) Julie Andrieu, whose series of TV shows about the different regions of France, their products and recipes, is called Les Carnets de Julie.  I've written about her shows before, and recommend them to people interested in France and French food and cooking.

Coffe was also a fixture on the 30-year-old daily radio show called Les Grosses Têtes, hosted for years by the journalist Philippe Bouvard and more recently by the comedian  and TV host Laurent Ruquier. On that show, a panel of celebrities (writers, comedians, actors, journalists) answer questions submitted by listeners, which is an excuse for comedic ranting and raving and displaying a quick wit. There, Coffe was known for what were called called his coups de gueule (rants) and crises de colère (rages), all for comic effect.

Meanwhile, Coffe was the author of dozens of books on food, cooking, and gardening. In our small library, we have his book Le Potager Plaisir about vegetable gardening, and his collection of essays about food and its history called Le Bon Vivre and Le Vrai Vivre. I often pick these up when I am curious about some French cheese, poultry product, potato variety, shellfish, or regional specialty.

Jean-Pierre Coffe was awarded one of France's highest decorations, the Légion d'Honneur, in 2014 for his contributions to French culture as a journaliste gastronomique. He was also an important figure in French culture because he came out as bisexual a few years back, and lived out the last years of his life in a same-sex relationship. In short, he was an activist for progressive causes, and a very good one who will be missed. He was a unique figure, and I can't see anybody who might replace him.

18 comments:

  1. My computer died and I was neglectful in my backup duties. I know, I know. I just recently was looking for the post you did about Julie Andrieu's show. Thanks for mentioning her name again. She did a video about the Franche-Comté region. I believe from my ancestry search they were French farmers and from the recipes that my Grand used to make I am pretty sure it is correct. I understand that the region is responsible for Comté cheese.

    (I can never remember which way those accent marks go. :) Do you have a tip on that? I know you said you taught French at one time.

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    1. You got the accent right. When an E is the last letter (or second last with EE) of a word, it will always be an acute accent, as you wrote: Comté or, for example, musée. When a consonant follows the E in a one-syllable word, it's a grave accent, as in père and mère.

      Here is a link to Julie Andrieu's France-Comté show: https://www.youtube.com/watch?v=f3fz6dpSZHw

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  2. I think I rather like Coffe, even though I had not heard of him. Vale, and vale to the people of France who have lost him.

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    1. As I've said, he was controversial but a natonal figure like Coluche (d.1986).

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  3. Just like Andrew, I'd never heard of Jean-Pierre Coffe until yesterday when his death was announced on French TV. He must have been quite a personnage.

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    1. Here is the text of the article about Coffe's death published in Le Monde.

      Le Monde : Jean-Pierre Coffe est mort

      Pour la majorité des téléspectateurs, la vie professionnelle de Jean-Pierre Coffe, mort le 29 mars, à l’âge de 78 ans, dans sa maison de Lanneray, en Eure-et-Loir, commença à la télévision en 1984, sur Canal+, où il devait pousser de vigoureux et réguliers coups de gueule contre la « malbouffe ».
      Son cri de guerre était né en 1992, sur le plateau de « La Grande Famille » : « C’est de la merde ! » avait-il alors hurlé, les yeux exorbités, en envoyant valser une saucisse de fabrication industrielle à l’autre bout du studio. A ceux qui n’avaient pas compris le message oral, il le renverra sous forme de brûlots écrits, publiant nombre de manifestes pour un retour à une alimentation saine, simple et raisonnée, dont Arrêtons de manger de la merde ! (Flammarion, 2013).
      Mais l’homme au crâne ras, aux lunettes hublots à la Sacha Guitry, aux chemises et vestes aux couleurs souvent acidulées, longtemps taillées sur mesure par son ami Nino Cerrutti, avait eu d’autres nombreuses vies avant d’apparaître sur la chaîne cryptée [Canal+].
      « Plein de bonne volonté »
      Né le 24 mars 1938 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), Jean-Pierre Coffe perd son père en 1940, mort au combat. Sa mère, avec laquelle il entretiendra des relations tumultueuses et distendues, le confie à sa marraine, cuisinière, qui lui donnera le goût des bons produits et de la nature. Il entre en pension à Paris et fréquente le dimanche les salles de spectacles où l’emmène parfois sa mère.
      Après ses études générales, Jean-Pierre Coffe passe le concours d’entrée au cours Simon, où il sera reçu, sans laisser, écrira-t-il dans son livre de souvenirs Une vie de Coffe (Stock, 2015), « un souvenir impérissable aux professeurs ». Il est engagé par une troupe itinérante pour un petit rôle dans Le Misanthrope, de Molière. Cette tournée lui permet, écrit-il, « de faire connaissance avec la France » et de la « flairer avec avidité ». Il persiste un peu dans le métier d’acteur, sans parvenir jamais à obtenir de rôles de premier plan ni à convaincre. Son service militaire, pendant la guerre d’Algérie — pupille de la nation, il est cantonné au fort de Saint-Cyr —, interrompt cette possible carrière.
      Revenu à la vie civile, Jean-Pierre Coffe passe une petite annonce dans Le Figaro : « Ne sait rien faire, mais plein de bonne volonté. » Il est engagé par un papetier, directeur de la société Job, qui fabrique du papier à cigarette, et se spécialise dans le papier couché et l’édition. Il rejoint ensuite les éditions Robert Laffont, dont il devient agent commercial, assisté bientôt du fils du patron, Patrice Laffont, promis lui aussi à un avenir télévisuel.
      « Le silence, l’éloignement, l’indifférence »
      Jean-Pierre Coffe se marie avec une jeune veuve, mère d’une petite fille. Bientôt enceinte, elle avorte, au grand dépit de son époux. Il racontera longuement ce malheureux événement dans Une vie de Coffe, et l’on se souvient de l’avoir vu pleurer à la télévision, alors qu’il narrait ce souvenir. (Marié trois fois, Jean-Pierre Coffe révélera sur le tard sa bisexualité.)
      Son métier de représentant l’emmène souvent loin de Paris, où son épouse, qu’il sent « sexuellement libre », l’accueille de plus en plus froidement : « Entre [nos] copulations, le silence, l’éloignement, l’indifférence », écrit Coffe.
      Après un grave accident de voiture, qui l’immobilise deux ans, Jean-Pierre Coffe crée une agence de relations publiques, fonde l’association des Grands-Mères au pair, qui place, pendant l’été, des vieilles dames solitaires dans des familles. En faillite, Coffe vit « en autarcie » dans une petite maison de campagne qu’il a acquise dans un village de Seine-et-Marne, où il cultive ses légumes et élève un cheptel.

      [à suivre...]

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    2. « Allusion égrillarde »
      Déprimé, au bord du gouffre financier, Coffe suit le conseil de son ami le critique gastronomique Henri Gault, qui lui recommande d’ouvrir un restaurant fourni par les animaux et produits de sa ferme. Le touche-à-tout se forme au restaurant Lou Landès, même s’il trouve encore « saugrenu » ce métier qui va pourtant faire sa gloire, mais aussi sa misère : en février 1975, Jean-Pierre Coffe ouvrira Chez Ciboulette, qui changera trois fois d’adresse à Paris, puis Chez Modeste, rue de Miromesnil, fréquentés par le gratin du théâtre et du cinéma — ses deux premiers clients célèbres sont Michel Serrault et Jean Carmet, lequel deviendra son ami. Mais, chaque fois, il met la clé sous la porte, par incapacité à payer le coût rehaussé d’un pas-de-porte ou à la suite de l’escroquerie d’un associé.
      Pour renflouer ses caisses, M. Coffe revient à ses amours théâtrales en devenant, en 1985, meneur de revue à l’Alcazar. De 1972 à 2003, il incarne quelques rôles pour le cinéma et la télévision et fait aussi de la publicité.
      C’est dans son restaurant Chez Modeste qu’il rencontre Michel Denisot. Séduit par la faconde du restaurateur, l’homme de télévision lui fait passer des essais pour Canal+. M. Coffe glisse une « allusion égrillarde » qui réjouit le journaliste : l’affaire est conclue et M. Coffe fera ses débuts le jour du lancement de la chaîne, le 4 novembre 1984, dans la matinale animée par Denisot. Il restera lié à Canal+ pendant près de dix ans.
      « Avec peu, il est possible de faire quelque chose »
      En 1992, Jean-Pierre Coffe propose à la chaîne cryptée un projet d’émission éducative à l’adresse des jeunes, que le directeur des programmes, Alain De Greef, « moins ou plus cocaïné que d’habitude » (les vacheries indiscrètes et rancunières de Coffe étaient l’un de ses traits de caractère), refuse pour Canal+, mais dont il accepte que Coffe la présente sur France 3. Ce sera « Comment c’est fait ? » (1992-1993), couronnée de succès. De Greef fait mine de ne pas se souvenir de leur accord et lui « demande de cesser sa collaboration avec France 3 ». Coffe refuse, et c’est la rupture avec Canal+.
      En 1994, l’animateur présente, cette fois sur France 2, « C’est tout Coffe » où, dans le rôle du candide, se présente un jeune acteur encore inconnu, Jonathan Lambert. Après un passage sur TF1, dans l’émission « Bien jardiner » (1999), produite par Jean-Luc Delarue, Coffe revient dans le service public : de 2003 à 2012, il est chroniqueur dans « Vivement dimanche prochain », sur France 2, animée par Michel Drucker.
      A la radio, Jean-Pierre Coffe présente « Ça se bouffe pas, ça se mange », sur France Inter, de 1998 à 2008. « Mis à la retraite » par la station publique, il participe dès lors régulièrement aux « Grosses Têtes » (1990-2010, puis en 2014, quand son ami Laurent Ruquier en prend les commandes), sur RTL, et à « On va s’gêner » (2010-2011), sur Europe 1, également animée par M. Ruquier.
      Cabotin, langue fourchue et grande gueule, victime du personnage public dont il avait grandement contribué à forcer la caricature, Jean-Pierre Coffe n’aura pourtant cessé de défendre une idée simple et valeureuse héritée de sa vieille marraine, qui avait connu la guerre et les privations : « Avec rien, évidemment, on ne peut rien faire ; mais avec peu, il est possible de faire quelque chose, et même quelque chose de pas mauvais du tout. »

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  4. Not that surprisingly, I've not heard of Jean-Pierre Coffe, either, but it sounds like France has lost a good mind, and a strong supporter of important issues.

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    1. Coffe began his media career in 1984, on Canal+. I think I became aware of him in the late '80s and early '90s, when Walt and I started coming back to France regularly and watching TV in hotel rooms and listening to the radio in the car on road trips. Once you saw him, or even just heard his voice, you remembered him. Besides, he was talking about food, my favorite subject.

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  5. I saw his face on the headlines yesterday but wasn't paying attention, so didn't pick up that he had died. I know he was greatly respected by serious restaurateurs and artisan producers.

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    1. Coffe had his following but was always controversial.

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  6. Thanks for including the video. Coffe seems like a one of a kind guy who will live on in many memories. The ability to make us laugh is a great talent. I wish my French was up to understanding the video. What did he say was his favorite food?

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    1. I'll have to listen to the video again.

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  7. At an art exhibit we went to near Alencon, we were told by the owners in hushed tones that Jean-Pierre Coffe would be attending later, so we knew he had to be Someone but otherwise we had no idea. You've given us a more complete sense of who he was.

    I do love Julie, especially the programs where it's sunny during her visit!

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    1. Coffe lived in the little town of Lanneray, just outside Châteaudun, so not very far from Chartres and Alençon, and about two hours north of Saint-Aignan.

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  8. Coffe had very good English, too...
    I remember him being interviewed on UK television, well before we even thought about France as a destination...
    his subject was the demise of French cuisine.
    Having read the above, I now see why he was chosen.
    Since coming to France, I have read interviews with, and articles by him in the paper...
    entertaining to read, but with real information put across in a good, clear fashion.
    Perhaps no one should even try to replace him...
    imitate the message and you dilute it.

    Someone else will come along to defend the cause of good food, properly cooked and well enjoyed... don't you worry.
    May even be hiding in his shadow, at this moment!

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    1. I'd be really surprised if Jean-Pierre Coffe spoke English like that. Is there anyway to find that interview on line? I find no evidence on Amazon that any of Coffe's books have even been translated into English.

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    2. I have no idea...
      Probably not...it would be in the mid-nineties...around the time we started allotmenting.
      There were a lot of programmes and snippets about France and French cuisine...especially veal raised "humanely"...and it may not have been Coffe speaking...it could have been a voice over that matched rather well?
      We had just got cable tv...and cookery channels were a must.
      But it was him... I'm terrible with names, but not faces.
      He is unmistakable.

      I've never read anything in English by him...
      in the UK the Roux brothers...and now a Roux son...
      are the normal French 'voices' on cooking...
      it is only since reading French newspapers that I have put the name to the face.
      I was taught to read French and translate it into acceptable English....
      not to write or speak French....more's the pity!

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